Et pourtant, je ne suis pas moins esclave que celui qui passe toutes ses soirées devant sa télé. Je fuis perpétuellement. Je ne remplis mon temps que pour vider ma tête.
Je pensais qu'en façonnant notre vie pour qu'elle ressemble à ce qu'on voulait en faire nous remplissait. J'ai toujours mis en oeuvre ce que je pouvais pour devenir celle que je voulais être; parce que je partais du principe qu'on n'existait pas en soi mais qu'on le décidait sans fatalité ou déterminisme implacable.
Alors dites moi pourquoi je me sens toujours si vide dès que je suis seule avec moi-même pour penser ? Pourquoi suis-je constamment à la recherche de piliers comme si je n'avais pas de parents, pas de famille autour de moi ? Parfois je me dis que je finirais folle, que toutes ces idées qui me hantent finiront par me consumer.
Je suis parfaitement heureuse en ce moment parce que je me construis des centaines de souvenirs incroyables, je suis aimée et entourée. Je le pense réellement. Néanmoins, j'ai chaque soir cette même pensée qui m'habite : sur quoi me reposer dans ma vie et comment me sentir... entière ?


Je pense que tu auras toujours cette impression. Quand tu prends la décision de te façonner, que tu as la force d'avancer, de forcer les choses, de construire ce que tu veux, tu utilises beaucoup d'énergie. Tu ne t'arrêtes jamais. Donc quand tu te "poses" tu as l'impression de rater quelquechose, d'oublier d'agir, car ce n'est pas ton activité habituelle. Mais avec le temps, tu arriveras à apprécier ces moments de calme.
RépondreSupprimerCe n'est que mon avis. Je me plante peut-être. Mais c'est ce que j'ai remarqué dans mon cas.
Peut être parce qu'il manque parfois un item aux agendas de ministre, l'oisiveté ?
RépondreSupprimerPeut être parce que vouloir tout le temps changer sa vie pour la faire ressembler à une représentation de son bonheur c'est se passer du bonheur de découvrir ce que le bonheur pourrait être différent ?
Peut être parce que ça peut être effrayant de se dire que tout finira en poussière, alors que ça semble si réel aujourd'hui, mais qy'on se rappelle qu'hier semblait tout aussi réel et n'est plus ?
Peut être parce que tout n'est qu'une gigantesque blague, ou une pièce de théâtre ?
Peut être parce qu'on a tous besoin de se rappeler de temps en temps qu'on ne peut pas rater sa vie ?
Who knows ? I do not.
C'est fou, je ne vous connais pas et pourtant vous avez si bien compris mes mots... Alors oui, Caju, c'est exactement ça. Comme tu le dis, j'ai le sentiment de "rater quelque chose". Et Anonyme j'ai en effet une peur invraisemblable de la mort... Mais je me soigne ! Enfin, je crois...
RépondreSupprimer